29.10.2009

Il n'y a pas d'égo!

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Dans la note précédente, nous avions dit que le mythe et les personnages qui figurent le mythe, ne sont, en réalité,que des puissances potentielles, actives ou endormies, mais fondamentalement humaines. Définissons ici, tout de suite, qu'il n'y a pas d'égo, ce concept ayant été attribué trop facilement à la personnification je/moi, concept ne débouchant en fin de compte que sur une "sécurité d'innocence". Il n'y a pas d'égo. Toutes les potentialités sont présentent dans ce que l'on pourrait appelé le champs de conscience, ce que l'on nomme aussi l'âme, mais ce mot a maintenant une connotation particulière et est, la plupart du temps regardé avec suspicion. Il n'y a donc que cela, un champs de conscience et des potentialités innombrables identiques chez tous les hommes. La confrontation au monde exterieur ou au monde intérieur éveillera une ou l'autre potentialité qui sera au coeur d'une réaction ou d'une action. Ce champs de conscience est comme un damier: partie noires et parties blanches, réaction ou action, accueil ou refus, amour ou haine. C'est un champs de mines ou chaque personnage de notre propre mythe attend son heure pour paraître à la surface du monde.

Alors où est l'identité de l'homme dans tout ceci? Pas aux premières loges, pas dans l'acteur principal, mais dans la vision sans appel de la plus haute élévation, ce lieu ou d'un seul regard tout l'ensemble des puissances potentielles est perçu. C'est le lieu de l'identité originelle.

Les mythes sont les symboles de notre réalité profonde. Leur déroulement est un long cheminement symbolique de notre histoire exotérique (conscience/action) et ésotérique (inconscient/identité). Et ceci, pour chaque homme. Aucun passage  de l'existence ne peut être "retiré", aucun passage ne peut être "changé" ou "ajouté". Il appartient à chacun de créer la réconciliation, en soi, des éléments séparés, afin de revivre l'Unité qui a été caché, écrasée ou tyrannisée par les trois armes naturellement utilisées:

- La passion de soi.

- Le déséquilibre des passions.

-la vanité des jugements.

 

 

 

Il va sans dire que cette note n'est en rien la connaissance parfaite et totale du vaste sujet approché. Il faudrait en effet, un large fleuve charriant avec force un nombre incalculable de sensations, d'intuitions, et d'agir pour en approcher seulement le parfum. Mais sentir le parfum de la rose, c'est en être bien proche.

Instants de partage

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Bonjour à tous,

depuis une semaine environ, le nombre de visiteurs de ce blog est bien au delà des visites enregistrées les mois précédant. Et le mois d'Octobre n'est pas terminé...

L'étude détaillée dévoile que de plus en plus de personnes regardent le blog dans son intégralité. Ceci est généreux et débouche sur un regain d'enthousiasme quand à la continuité de la création de notes et à l'offrande d'images qui, je l'espère activent en vous le désir d'un séjour en Crête.

N'hésitez pas à laisser un commentaire, que ce soit pour une explication supplémentaire sur le contenu d'une note ou sur un sujet bien précis concernant les mythes crêtois, ou sur tout autres choses. Merci.

 

Rappel de l'adresse du site de la Société Epi de Rose:  www.perledeble.com

Il existe un autre blog qui ne concerne pas la Crête et le séminaire " Votre existence, une histoire dont vous êtes le Héros":

http://lepointabsolu.blogspot.com

contact: ultimemoisson@yahoo.fr

 

Merci pour votre regard.


28.10.2009

Promenades symboliques.

Depuis toujours, dans les histoires, mythes, légendes, les Héros, ainsi que de vénérés personnages de la transmission spirituelle sont "descendus en eux", dans les enfers de leur propre être. La lecture lucide, attentionnée au delà du simple fait de lire une histoire ou l'existence d'un personnage authentique a crée en moi un ressenti teinté d'interrogations, une curieuse nostalgie et le désir "d'aller y voir". Voici quelques histoires succintes et quelques figures qui me précèdent de loin dans la cordée menant à leurs suites dans les plus grandes profondeurs de l'être et au plus haut de l'Etre.

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Dans l'ancien testament, Caïn tue son frère (son âme) Abel. Poursuivi par l'oeil de Dieu (sa lucidité intérieure), il se réfugie dans un trou creusé par lui-même et si enferme. Mais l'oeil est toujours là.

Il y a à peu près 5000 ans, le roi Tammouz mourrait en même temps que la nature et se relevait d'entre les morts trois jours plus tard!

La déesse Ishtar a Babylone, déçue de la faiblesse et de l'immaturité des humains, entame une longue descente jusque dans les enfers, se dévêtant au fur et à mesure de sa descente, allant jusqu'à abandonner sa couronne. Elle est totalement nue lorsqu'elle se retrouve devant la reine des enfers, sa soeur. Celle-ci montre à Ishtar toutes ses erreurs et la retient prisonnière. Abandonné, le monde ne connut plus l'amour. La reine des enfers decida alors de renvoyé la déesse dans le monde et de lui rendre couronne et vêtements au fur et à mesure de sa remontée.

En Grèce, Perséphone, la fille de la déesse de l'agriculture, Déméter, est enlevée par le roi de la demeure des morts. Accablée de tristesse, Déméter abandonne les hommes à leur sort. Plus rien ne pousse, blé et toutes semences ont disparues. L'enfer rendra Perséphone à sa mère une fois par an sous la forme d'un épi et redescend l'autre partie de l'année dans le monde caché.

Comme Tammouz, 3000 ans avant lui, Jésus descendra à son tour dans les enfers pour y délivrer les âmes mortes. Mais comme il est préjudiciable, pour la compréhension spirituelle, que l'expression "les âmes mortes" est été perçue comme un élément extérieur (sauver les âmes de tous les hommes), alors qu'il s'agit probablement d'une descente dans les méandres cachés de son propre subconscient. Mais bien avant la crucifixion, sa Parole retentira au delà du temps en direction de Perséphone, elle raisonnera clairement pour celui qui a des oreilles pour entendre:

"En vérité, en vérité, je vous le dis,

si ce grain tombé en terre ne meurt pas,

il demeure seul;

mais s'il meurt,

il porte beaucoup de fruit."

 

IL y a bien d'autres exemples, celui d'Orphée en Grèce, celui d'Isis et Osiris en Egypte. La mort initiatique est partout présente. Mourir à soi pour renaître à SOI. Mourir à l'existence pour renaître au VIVANT.

Le mythe est le symbole de notre réalité humaine, de ses forces et de ses faiblesses, mais aussi de son potentialité d'élévation, de son Elan Vital.

Le mythe n'est pas de l'histoire ancienne, c'est l'histoire présente, l'actualité de chacun, en direct.